Quand la nourriture devient une drogue…

Quand la nourriture devient une drogue…
Chacun d’entre nous connaît quelqu’un de son entourage qui a un rapport à la nourriture un peu particulier. Parfois, c’est le désir de combler un vide (alimentation émotionnelle), parfois, un hyper-contrôle de tout ce que l’on mange (orthorexie), d’autres fois encore, un appétit démesuré qui laisse songeur (hyperphagie).
Dans le cas d’une perte de contrôle de son alimentation (on parle de crises , ou même de rages alimentaires impossibles à maîtriser), cette personne pourrait-elle être née ainsi ?
Est-ce le plaisir de manger qui explique ce goût immodéré pour la nourriture, ou bien se pourrait-il qu’il y ait autre chose, venant influencer son comportement ?
À bien y regarder, on observe que cette personne a une envie irrépressible de se nourrir, dépassant largement le phénomène désir-plaisir, et qui ferait plutôt penser à “si je ne mange pas, je vais mal”.
Mais au fait, qu’est-ce qui va mal ?
On est ici dans un besoin qui va bien au-delà du “manger pour vivre”, et qui cache en toute probabilité quelque chose de plus profond, de plus urgent, de plus nécessaire, une condition existentielle en somme (attendu que la question existentielle est une question primordiale, avant même les besoins qualifiés de “vitaux”).
Quand la nourriture devient une drogue
La nourriture répond donc à un besoin existentiel certes, encore faut-il savoir lequel (si vous pensez qu’il est invariable, vous allez être déçu.e ! Il faut étudier chaque personne, chaque cas pour déceler quelle est la cause… en cause !).
Malgré tout, les besoins existentiels sont relativement faciles à cerner : ils concernent tous l’individu dans son intégrité, sa dignité, son droit à l’existence et sa capacité à être.
Fichtre ! Quel rapport à la nourriture tout ça ? Et pourquoi diantre j’ai toujours envie de manger ?

Quelles sont les raisons de l’obsession alimentaire ?

Dans le cas d’une patiente récemment soignée (Zoé L.), la nourriture est qualifiée de “réconfortante”, “prévisible”, “qui ne déçoit jamais”, “qui tient ses promesses”. Certains d’entre vous se reconnaîtront peut-être, d’autres pourront trouver étrange ces qualificatifs à propos de la nourriture. Cette même patiente considère que si on l’empêche de manger, on lui “enlève quelque chose auquel elle a droit”.  Il s’agit d’un “moment privilégié, intime, légitime”.
On est bien loin de manger pour se nourrir, et la description nous rappelle fortement le besoin existentiel dont nous parlions plus haut.
Mais alors, comment arrêter d’être obsédé par la nourriture ?
Pas de répit tant que le besoin existentiel en question n’est pas identifié puis éradiqué (une séance de guérison suffit).
Dans le cas de Zoé (encore une fois, les mêmes symptômes peuvent couvrir des problématiques différentes, il n’est donc pas possible de dresser une théorie, juste de relever des coïncidences), le besoin vital relevait de la liberté  individuelle : son espace de liberté avait été réduit au champ de la nourriture. Il s’est créé dans son enfance un empêchement à sa propre souveraineté (conscience et jouissance de son pouvoir d’être, en toute liberté) sur tous les champs de sa vie… sauf celui de la nourriture !
Comment en arrive-t-on là ? Il s’agit bien-sûr d’une trajectoire personnelle, qui s’explique par l’histoire familiale (la psycho-généalogie joue un rôle important dans son cas), qui a conditionné un état d’être vers l’âge de 6 ans, et qui a perduré jusqu’à l’âge adulte.

Quel traitement contre l’hyperphagie et les compulsions alimentaires ?

Voici la question qui nous intéresse : comment guérir ?
On comprend bien qu’il y a distorsion avec la nourriture quand elle intègre des enjeux qui ne la concernent pas. On ne peut soigner les symptômes (les compulsions alimentaires de toutes sorte) sans s’attaquer à la cause de ces dysfonctionnements. En l’occurrence, et dans le cas évoqué, sa propre liberté, diminuée et circonscrite au champ de la nourriture, seul espace de liberté possible, devenu ô combien crucial, ô combien vital, ô combien essentiel !

La bonne nouvelle, c’est qu’une séance de guérison a suffi pour désactiver le processus en oeuvre, et que non seulement cette personne a retrouvé un équilibre alimentaire (qui n’était que la conséquence du problème je le rappelle, le symptôme en quelque sorte), mais qu’elle a pu à partir de ce jour découvrir tout l’espace de liberté dont elle d’était malheureusement privée depuis tant d’années !

… Ou quand la santé (ce qui nous apparaît) nous révèle ce que nous sommes (ce qui nous est caché)…
Ne tardez plus, prenez votre santé en mains, croyez en la guérison, quelle qu’elle soit, et donnez-vous les moyens d’aller mieux. Vous avez le pouvoir de guérir, prenez-le.
Ne tardez plus, prenez votre santé en mains, croyez en la guérison, quelle qu’elle soit, et donnez-vous les moyens d’aller mieux. Vous avez le pouvoir de guérir, prenez-le.